Le terme smartphone désigne un téléphone mobile capable d’exécuter des applications, de naviguer sur le web et de gérer des données personnelles, à la manière d’un ordinateur de poche. Le premier appareil correspondant à cette définition a été commercialisé en 1994, mais l’idée remonte à bien plus loin. Voici la chronologie complète, des brevets pionniers aux modèles qui façonnent le marché en 2026.
Brevets et prototypes avant le premier smartphone commercial
Les contenus en ligne situent presque toujours la naissance du smartphone en 1994 avec l’IBM Simon. L’histoire technique commence plus tôt. Dès la fin des années 1970 et le début des années 1980, des laboratoires comme Bell Labs, Nippon Telegraph and Telephone (NTT) ou Siemens déposent des brevets décrivant des téléphones intelligents combinant téléphonie et traitement de données.
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Ces documents envisagent déjà un appareil mobile capable d’accéder à des services en ligne. Aucun de ces prototypes n’a atteint le grand public, faute de réseaux cellulaires suffisamment performants et de composants miniaturisés abordables. Ils posent malgré tout les bases conceptuelles du smartphone tel qu’on le connaît.
IBM Simon en 1994 : le premier smartphone à écran tactile
L’IBM Simon, lancé en 1994, est le premier téléphone à écran tactile commercialisé. Il permet d’envoyer des fax et des e-mails, de gérer un agenda et de consulter un carnet d’adresses, en plus des appels classiques.
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Son écran tactile résistif se manipule avec un stylet. L’appareil pèse lourd par rapport aux standards actuels et son autonomie reste limitée, mais il réunit pour la première fois téléphonie mobile et fonctions d’assistant personnel numérique (PDA) dans un seul boîtier.
C’est cette convergence entre communication et informatique mobile qui fonde la définition opérationnelle du smartphone : un appareil qui ne se contente pas de passer des appels.
Années 2000 : Nokia, BlackBerry et les premiers écosystèmes d’applications
La décennie suivante voit l’essor des smartphones professionnels. Nokia domine le marché avec son système Symbian, tandis que BlackBerry séduit les cadres grâce à son clavier physique et à la gestion efficace des e-mails. Palm OS occupe aussi une place notable.
Un aspect souvent absent des chronologies : des boutiques d’applications existent déjà avant l’App Store d’Apple. Palm OS et BlackBerry OS permettent l’installation d’apps tierces distribuées par des développeurs ou des opérateurs dès le début des années 2000. Nokia propose un catalogue d’applications via sa plateforme dédiée pour les appareils Symbian.
Ces écosystèmes restent fragmentés et peu accessibles au grand public. Leur existence montre cependant que le concept de téléphone extensible par des applications tierces ne naît pas en 2008.
iPhone 2007 et Android 2008 : la bascule vers le smartphone moderne
Steve Jobs présente le premier iPhone lors de la conférence Macworld 2007 à San Francisco. L’appareil introduit la technologie multi-touch et un navigateur web complet sur un écran capacitif. Plus de clavier physique, plus de stylet : l’interaction repose entièrement sur les doigts.
L’année suivante, Google lance Android avec le HTC Dream. Ce système d’exploitation ouvert permet à de nombreux fabricants de proposer leurs propres modèles, ce qui accélère la démocratisation du smartphone auprès du grand public.
- L’App Store d’Apple ouvre en 2008 et centralise pour la première fois la distribution d’applications mobiles à grande échelle.
- Android Market (devenu Google Play) suit peu après, créant une concurrence directe sur l’écosystème applicatif.
- Le modèle économique des applications gratuites financées par la publicité s’installe durablement.
Cette période marque la vraie rupture : le smartphone cesse d’être un outil professionnel pour devenir un appareil grand public.
Samsung, la photo et l’explosion du marché mondial
Samsung s’impose à partir de 2010 avec sa gamme Galaxy sous Android. La concurrence entre Apple, Samsung et une vague de constructeurs asiatiques pousse les prix vers le bas et les performances vers le haut.

La qualité photo devient un argument de vente majeur. Chaque génération de smartphone améliore les capteurs, le traitement logiciel des images et les capacités vidéo. Le téléphone remplace progressivement l’appareil photo compact pour la majorité des utilisateurs.
Le nombre de possesseurs de smartphones dans le monde dépasse largement celui des utilisateurs d’ordinateurs portables. L’appareil mobile s’installe comme le premier écran du quotidien.
Tendances smartphone 2025-2026 : prix, IA embarquée et pliables
Le marché actuel se structure autour de trois axes :
- La hausse des prix des composants, notamment la mémoire vive (RAM), pousse les tarifs des smartphones et PC vers le haut en 2025-2026, avec des délais de production parfois rallongés.
- L’intelligence artificielle embarquée (traitement photo, assistants vocaux, traduction en temps réel) devient un critère de différenciation pour Apple, Google et Samsung.
- Les smartphones pliables gagnent en maturité, avec des écrans plus résistants et des charnières plus fiables qu’aux premières générations.
Apple a pris des décisions stratégiques sur ses tarifs face à cette conjoncture, tandis que les fabricants Android diversifient leur gamme pour couvrir tous les segments de prix.
La chronologie du smartphone couvre plus de quarante ans si l’on remonte aux premiers brevets des années 1970. L’IBM Simon de 1994 reste le premier appareil commercial répondant à la définition, l’iPhone de 2007 a redéfini l’objet pour le grand public, et le marché en 2026 se structure autour de l’IA embarquée et de la contrainte sur les composants. Le prochain tournant dépendra autant des avancées logicielles que de la capacité industrielle à maîtriser les coûts de production.

